Bien que la loi sur l'enregistrement des cancers (LEMO) n'entre en vigueur qu'à partir du 01.01.2020, les registres du cancer en Suisse ont déjà une histoire de 50 ans. Le premier registre du cancer a été fondé à Bâle en 1969.

  1. Qu’est-ce que le cancer?

    Le cancer est un terme générique pour désigner diverses maladies ayant des caractéristiques communes : pour commencer, les cellules normales du corps humain se multiplient de façon incontrôlée, puis croissent dans un tissu sain et l’endommagent. Elles deviennent des cellules cancéreuses. Les cellules cancéreuses peuvent se détacher de leur lieu d'origine et former des tumeurs filles, ou aussi appelées métastases, ailleurs dans le corps.

    Les maladies oncologiques sont causées par des changements dans le matériel génétique des cellules. Certains facteurs sont connus pour favoriser de tels changements et jouer un rôle dans le développement du cancer, comme par exemple :

    • le processus naturel de vieillissement,
    • style de vie (alimentation déséquilibrée, manque d'exercice physique, tabagisme, consommation d'alcool, etc.)
    • facteurs externes (p. ex. virus, substances nocives, fumée de tabac, rayonnement UV),
    • facteurs héréditaires ou génétiques.

    Certains de ces facteurs de risque peuvent être influencés, mais d'autres pas. On estime qu'environ un tiers des cancers pourraient être évités en éliminant les facteurs de risque comme le tabac ou l'alcool. Les maladies oncologiques restantes sont dues à des facteurs non influençables ou inconnus. On estime aujourd'hui qu’environ 5 à 10% des cas sont de cause héréditaire. Dans les familles touchées, le cancer survient à chaque génération et souvent à un âge précoce.

    L'enregistrement du cancer permet d’acquérir des connaissances sur le développement et l'évolution du cancer. La base de données des registres des tumeurs est également utilisée pour observer l'évolution du cancer au niveau de la population.

  2. Le cancer en Suisse

    L'espérance de vie de la population suisse a presque doublé au cours des 100 dernières années. En raison de l'espérance de vie plus élevée, les maladies non transmissibles, qui surviennent principalement à un âge avancé (p. ex. le cancer, les maladies cardiovasculaires ou le diabète), ont considérablement augmenté ces dernières décennies.

    Actuellement, plus de 40'000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année en Suisse ; près de 17'000 femmes et hommes par an meurent de cette maladie. Le cancer est ainsi la deuxième cause de décès en Suisse et est responsable d’environ un quart des décès toute cause confondue. En raison de l'évolution démographique, aussi bien le nombre de nouveaux cas que le nombre de décès continueront d'augmenter. L'Office fédéral de la statistique (OFS) estime qu’au cours des 20 prochaines années le nombre de décès dus au cancer augmentera d'environ un tiers. Dans un même temps, le nombre de "malades", c'est-à-dire le nombre de patients vivants atteints d'un cancer, augmentera considérablement. Ce groupe compte actuellement déjà quelque 370'000 personnes en Suisse.

    Le cancer chez les enfants et les adolescents, par contre, est rare. Néanmoins, environ 300 enfants et adolescents sont touchés par le cancer chaque année en Suisse. Au cours des dernières décennies, la probabilité de survie des enfants atteints du cancer s'est considérablement améliorée. Beaucoup d'enfants peuvent être guéris. Malgré cela, les anciens patients ont un risque élevé de présenter des séquelles tardives. Deux tiers développent des effets secondaires dus au traitement, tels que d'autres maladies tumorales ou des problèmes de santé chroniques. Comme ces jeunes patients ont encore de nombreuses années à vivre devant eux, il est important que leur santé soit surveillée régulièrement et à long terme.

  3. Histoire courte de l’enregistrement du cancer en Suisse

    Enregistrement du cancer chez l'adulte

    L'enregistrement des adultes atteints d'un cancer était et est organisé cantonalement en Suisse et a lieu dans les registres cantonaux et régionaux des tumeurs. Chaque année, les registres des tumeurs enregistrent tous les nouveaux cas de cancer diagnostiqués dans la population cantonale concernée. Chaque registre a sa structure institutionnelle propre et travaille en étroite collaboration avec les hôpitaux, les laboratoires de pathologie et d'autres organismes qui peuvent fournir des informations sur les patients atteints de cancer. En outre, les registres des habitants des communes ont été consultés pour vérifier régulièrement si les patients sont encore en vie ou s'ils sont décédés.

    Le premier registre cantonal des tumeurs en Suisse a été fondé à Bâle en 19691. D'autres registres sont ensuite venus s'ajouter dans les cantons de Genève (1970), Vaud et Neuchâtel (1974), Zurich (1980), Saint-Gall-Appenzell (1980), Valais (1989), Grisons (1989) et Glaris (1992) et Ticino (1996). Après le tournant du millénaire, l'enregistrement des maladies oncologiques a débuté dans les cantons du Jura (2005), de Suisse centrale (2010/2011), de Zoug (2011) et de Thurgovie (2012), d'Argovie (2013), de Berne (2014) et de Soleure (2019). Dans les cantons de Schwyz et de Schaffhouse, l'enregistrement du cancer a commencé le 1er janvier 2020, avec l'entrée en vigueur de la Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques (LEMO).

    Enregistrement du cancer chez les enfants et les adolescents

    Le Registre du cancer de l'enfant a été fondé en 1976 et est donc l'un des plus anciens registres du cancer de l'enfant en Europe. Alors que dans les premières années, surtout des enfants issus d'études cliniques ont été enregistrés, depuis la fin des années 1980, les patients du groupe d'âge 0-15 ans ne faisant pas l'objet d'une étude sont également enregistrés de façon complète. Dans le cas du cancer chez les adolescents (âgés de 16 à 19 ans au moment du diagnostic), l'enregistrement n'était pas exhaustif avant l'entrée en vigueur de la Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques le 1er janvier 2020. Depuis le 1er janvier 2020, tous les enfants et adolescents (âgés de 0 à 19 ans au moment du diagnostic) sont inscrits au registre du cancer de l'enfant. Le Registre du cancer de l'enfant est situé à l'Institut de médecine sociale et préventive de l'Université de Berne et travaille en étroite collaboration avec le Groupe d'oncologie pédiatrique suisse (SPOG).

    L'Institut national pour l'épidémiologie et l'enregistrement du cancer (NICER)

    L'Association suisse des registres des tumeurs (ASRT) a été fondée en 1978 dans le but de standardiser la collecte de données, de créer une base de données intercantonale et de promouvoir la recherche épidémiologique sur le cancer au niveau national. En 2007, cette association est devenue l'Institut national pour l'épidémiologie et l'enregistrement du cancer (NICER), un institut indépendant, localisé à l'Université de Zurich.

    Changements dus à la Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques

    En mars 2016, le Parlement a adopté la loi fédérale sur l'enregistrement du cancer (Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques, LEMO). Puis, en avril 2018, le Conseil fédéral a adopté l'ordonnance correspondante (OEMO). La loi est entrée en vigueur le 1er janvier 2020. Depuis cette date, les médecins, les hôpitaux et les établissements de santé privés et publics qui diagnostiquent ou traitent une maladie oncologique doivent déclarer aux registres cantonaux des tumeurs ou au registre du cancer de l'enfant des données précises sur des types spécifiques de cancer.

    Depuis cette date, chaque canton est également tenu de tenir un registre des tumeurs ou d'adhérer à un registre existant. La loi nationale sur l'enregistrement des maladies oncologiques s'est accompagnée de la création de l'Organe national d’enregistrement du cancer (ONEC). L’implantation de cet organe a fait l'objet d'une mise au concours publique. Sur arrêté du Département fédéral de l'intérieur (DFI) de juin 2018, l'Institut national pour l'épidémiologie et l'enregistrement du cancer (NICER) a été chargé d'accomplir les tâches de l'Organe national d’enregistrement du cancer (ONEC).

    Comme avant l'entrée en vigueur de la Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques (LEMO), les cancers chez les enfants et les adolescents sont enregistrés de manière centralisée dans un registre du cancer des enfants. L’implantation du registre du cancer chez l’enfant et l’adolescent a fait l'objet d'une mise au concours publique. Sur arrêté du Département fédéral de l'intérieur (DFI) en été 2018, la communauté de soumissionnaires SPOG/Université de Berne s'est vu confier cette tâche fédérale. Depuis 2020, la partie registre du Registre suisse du cancer de l'enfant (RSCE) constitue le nouveau registre fédéral du cancer de l'enfant (RCdE) de la Confédération, chargé de recenser pour toute la Suisse les maladies oncologiques touchant les enfants et les adolescents de moins de 20 ans.

    Le potentiel de la Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques réside dans l'amélioration de la base de données pour surveiller l'évolution du cancer et d'autres maladies non transmissibles répandues ou malignes. Ces données sont également utilisées pour élaborer, mettre en œuvre et examiner des programmes de prévention et de détection précoce, pour évaluer la qualité des soins, du diagnostic et du traitement, et pour soutenir la planification des soins et la recherche.

    1 Le registre de Bâle a été créé en 1969, mais les données électroniques ne sont disponibles qu'à partir de 1981.

  4. La Loi sur l’enregistrement des maladies oncologiques et l’ordonnance

    La Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques (LEMO) régit la collecte de données pertinentes et fiables sur le cancer en Suisse. La loi et sa mise en œuvre s'inscrivent dans le cadre de la Stratégie Santé 2020 du Conseil fédéral. Elle favorise également l'enregistrement d'autres maladies répandues ou malignes.

    En mars 2016, le Parlement a adopté la Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques (LEMO). Puis, le 11 avril 2018, le Conseil fédéral a adopté l'ordonnance correspondante (OEMO). La loi et l'ordonnance sont entrées en vigueur le 1er janvier 2020. La loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques (LEMO) introduit plusieurs nouveautés, telles que la protection des patients, la déclaration obligatoire, le numéro AVS comme identificateur personnel et la standardisation de l'ensemble des données, l'enregistrement et le transfert des données.

    Pages d'information sur la Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques (LEMO) - Office fédéral de la santé publique

    Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques (PDF)

    Ordonnance sur l'enregistrement des maladies oncologiques (PDF)

    Rapport explicatif de l'Ordonnance sur l'enregistrement des maladies oncologiques (PDF)

    Message concernant la Loi fédérale sur l'enregistrement des maladies oncologiques (PDF)

  5. Sens et but de l’enregistrement national du cancer et de la Loi sur l’enregistrement des maladies oncologiques

    La réglementation par la loi de l'enregistrement des maladies oncologiques à partir de janvier 2020 a permis de standardiser la collecte des données des maladies oncologiques. Cela améliore la qualité des données sur le cancer en Suisse. La collecte de données pertinentes et fiables est une condition indispensable à la surveillance de l'évolution du cancer dans toute la Suisse au fil des ans. L'objectif est de mieux comprendre et traiter le cancer. Les données recueillies peuvent être utilisées, par exemple, pour déterminer si les cas de cancer en Suisse augmentent ou diminuent avec le temps ou s'ils sont plus répandus dans une région particulière de la Suisse. Les connaissances acquises contribuent à l'élaboration de mesures de prévention ou de dépistage précoces et à garantir une prise en charge médicale et un suivi optimaux, mais également à soutenir la recherche. Par « prise en charge médicale», on entend les prestations médicales visant à assurer la bonne santé d’une personne (un traitement optimal). Par « suivi », on entend le suivi médical dont le patient bénéficie aussi après la maladie. Il peut notamment s’agir de ce que l’on appelle les « examens de suivi».

  6. Les tâches de l’Organe national d’enregistrement du cancer (ONEC) et du Registre du cancer de l’enfant (RCdE)

    L'Organe national d'enregistrement du cancer (ONEC) est l'organe national au sein duquel les données sur toutes les maladies oncologiques survenant en Suisse sont collectées à partir des registres cantonaux des tumeurs. Il vérifie la qualité des données et en informe ensuite les registres. L'Organe national d'enregistrement du cancer et le Registre du cancer de l'enfant sont responsables de l'établissement de rapports sanitaires nationaux sur les maladies oncologiques. L'Organe national d'enregistrement du cancer, tout comme le Registre des cancers de l'enfant, envoie les données sur les maladies oncologiques requises pour les statistiques nationales sur le cancer à l'Office fédéral de la statistique (OFS). Sur arrêté du Département fédéral de l'intérieur (DFI), l'Institut national pour l'épidémiologie et l'enregistrement du cancer (NICER) a été mandaté par le Département fédéral de l'intérieur (DFI) pour assurer les tâches de l'Organe national d'enregistrement du cancer (ONEC).

    Le Registre du cancer de l'enfant (RCdE) est l'organe national chargé de toutes les questions et évaluations ayant trait au cancer chez les enfants et les adolescents. Il recense les données sur tous les enfants et adolescents de moins de 20 ans atteints d'un cancer en Suisse. Il enregistre les nouveaux cas de cancer ainsi que des données sur l’ensemble de l’évolution de la maladie et le déroulement du traitement. Une fois par an, le registre du cancer de l'enfant envoie une partie des données collectées aux registres cantonaux des tumeurs. En collaboration avec l'Organe national d'enregistrement du cancer, le Registre du cancer de l'enfant est responsable de l'établissement des rapports sanitaires nationaux sur les maladies oncologiques. Sur arrêté du Département fédéral de l'intérieur (DFI), la communauté de soumissionnaires SPOG/Université de Berne s'est vu confier cette tâche.

  7. Etendue de la collecte de données dans le cadre de l’enregistrement du cancer

    Pour chaque maladie oncologique, des données de base uniformes sont enregistrées. Il s'agit notamment du type et du stade du cancer, des informations sur le traitement initial et sur l'apparition possible de rechutes et de métastases. Cela permet l'enregistrement exhaustif et complet de toutes les nouveaux cas de maladies oncologiques ainsi que la surveillance de l'évolution de ces maladies.

    Le cancer du sein, le cancer du côlon et le cancer de la prostate constituent près de la moitié de tous les nouveaux cas de cancer en Suisse. Pour cette raison, des données supplémentaires sur les prédispositions ainsi que sur les maladies pré- et concomitantes (simultanées) sont enregistrées pour ces trois types de cancer. Dans le cas des enfants et des adolescents, des données détaillées sur l'ensemble de l'évolution de la maladie, son traitement et son suivi sont également collectées.

    De plus, les données personnelles suivantes sont enregistrées dans le registre des tumeurs : noms, prénoms, numéro de l'assuré (numéro AVS), adresse de domicile et numéro de commune, date et lieu de naissance, sexe, état civil, nationalité. Les informations personnelles sont nécessaires pour un enregistrement correct dans les registres des tumeurs.

    Seules les coordonnées des personnes ou des institutions soumises à l'obligation de déclarer sont enregistrées par le registre des tumeurs. Les médecins, les hôpitaux, les instituts de pathologie et les laboratoires médicaux qui diagnostiquent et/ou traitent le cancer sont soumis à l'obligation de déclarer. Cela permet de leur poser des questions, mais aussi d'effectuer des analyses spécifiques à une institution.

  8. Le traitement des données des registres des tumeurs

    Les données sont enregistrées dans le registre cantonal ou régional des tumeurs (maladies oncologiques chez les adultes de 20 ans et plus) ou dans le registre du cancer de l'enfant (maladies oncologiques chez les enfants et les adolescents de moins de 20 ans). Les données transmises par le médecin déclarant au registre cantonal des tumeurs compétent sont enregistrées par ce dernier après le délai de carence de trois mois (voir Les droits des patients dans l'enregistrement du cancer). Afin de s'assurer que le patient est assigné au bon canton, l'adresse est comparée avec les registres cantonal et communal des habitants (vérification de la résidence principale). Le registre cantonal des tumeurs peut également demander les informations manquantes au médecin déclarant. Les statistiques de l'Office fédéral de la statistique (OFS) sur les causes de décès et les statistiques médicales des hôpitaux sont utilisées pour vérifier si des cas de cancer n'ont pas été déclarés afin de pouvoir les enregistrer rétrospectivement.

    Le statut vital des patients enregistrés atteints du cancer est vérifié grâce aux données de la Centrale de compensation (CdC) de la Confédération. Les registres cantonaux des tumeurs transmettent annuellement les cancers enregistrés à l'Organe national d’enregistrement du cancer (ONEC). Avant d'être transmises à l'Organe national d’enregistrement du cancer, les données sont rendues anonymes (c'est-à-dire non reconnaissables) car elles ne sont pas requises pour les analyses.

  9. Les droits des patients dans l’enregistrement du cancer

    Tous les patients (ou le représentant légal) doivent être informés par oral et par écrit de leurs droits, des mesures prises pour protéger leurs données personnelles ainsi que du sens et du but de l'enregistrement des maladies oncologiques. Le patient reçoit une brochure d'information et des informations orales.

    Tous les patients ont le droit d'obtenir des informations du registre cantonal des tumeurs compétent sur les données les concernant. A cet effet, une demande peut être déposée auprès du registre cantonal des tumeurs compétent (droit d'accès).

    En outre, tous les patients ont le droit de s'opposer à l'enregistrement de leurs données (droit d'opposition). Afin de donner suffisamment de temps aux patients pour réfléchir à s’ils veulent laisser enregistrer leurs données ou non, un délai de carence a été défini par la loi. Le délai de carence est de trois mois et commence le jour où le patient est informé de l'enregistrement des maladies oncologiques. Pendant cette période, le registre des tumeurs compétent n'est pas autorisé à enregistrer les données déclarées. Si un patient a déposé une opposition auprès d'un registre des tumeurs, les données de la personne concernée ne seront pas enregistrées du tout ou, si l'opposition est reçue après la période de carence, seront anonymisées à des fins statistiques. L'anonymisation signifie qu’il n’est plus possible de faire le lien entre ces données et une personne. La validité d'une opposition est illimitée et s'applique également au-delà du décès si l'opposition n'a pas été retirée par le patient à une date ultérieure.

    Droits des patients dans l'enregistrement du cancer - Office fédéral de la santé publique (OFSP)

  10. Protection des données

    Les données collectées seront traitées de manière strictement confidentielle. Les règles de conservation et de traitement des données sont fixées par la Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques et par la Loi sur la protection des données. Elles indiquent, par exemple, comment enregistrer les informations, qui peut les utiliser et quand il faut les supprimer. De plus, les collaborateurs des registres du cancer sont soumis au secret professionnel. Ils sont les seuls autorisés à traiter et à enregistrer vos informations personnelles (noms, prénoms, adresse de domicile, etc.). Les caisses maladies, les assurances ou les employeurs, par exemple, n’ont pas accès à ces informations. La protection des données respecte les standards et les lois en vigueur en Suisse.

  11. Publication des données des registres des tumeurs – La Statistique nationale sur les maladies oncologiques et les rapports sanitaires pour le cancer

    Statistique nationale sur le cancer

    La Statistique nationale sur le cancer comprend la surveillance du cancer (disponible en ligne annuellement) et le rapport sur le cancer (publié tous les cinq ans sous forme imprimée). Dans le contexte de la Loi sur l’enregistrement des maladies oncologiques, par « surveillance » on entend observation sans jugement. La surveillance du cancer est donc une observation standardisée de routine des données sur le cancer en Suisse.

    Le but du Rapport national sur le cancer est d'expliquer plus en détail la situation du cancer et son contenu va donc au-delà de la surveillance annuelle. Le Rapport national sur le cancer permet à la science, à la pratique clinique, à la politique et au gouvernement, ainsi qu'au public intéressé, d'examiner l'incidence et l'évolution du cancer en termes de temps et d'espace. En outre, le rapport offre la possibilité d'utiliser ces observations pour différents groupes de patients dans le contexte du diagnostic et de la planification du traitement.

    L'Office fédéral de la statistique (OFS), en collaboration avec l'Organe national d’enregistrement du cancer (ONEC) et le Registre du cancer de l'enfant (RCdE), est chargé de la réalisation de la statistique nationale.

     

    Rapports sanitaires sur le cancer

    À l'avenir, les rapports sanitaires sur le cancer viendront compléter la statistique nationale sur le cancer. Ces rapports comprennent des évaluations sur la santé liée au cancer en Suisse, l’objectif étant de pouvoir émettre des recommandations éventuelles.

    Les rapports sanitaires sur le cancer fournissent des réponses aux questions actuelles de politique de santé sur l'incidence du cancer. Outre aux responsables politiques à différents niveaux, ils s'adressent également à différents acteurs du secteur de la santé (pratique clinique, associations professionnelles, chercheurs, etc.).

    Des analyses et des descriptions différenciées de la situation sanitaire et des soins prodigués à certains groupes de population et de patients constituent une base importante pour des recommandations aux décideurs et aux acteurs susmentionnés. Les questions et les résultats scientifiques actuels sont pris en compte dans l'interprétation des considérations multifactorielles du cancer.

    l'Organe national d’enregistrement du cancer (ONEC) et le Registre du cancer de l'enfant (RCdE) sont responsables de réalisation des rapports sanitaires.

  12. Liens vers les registres des tumeurs cantonaux / régionaux et le Registre du cancer de l’enfant

    Vous trouverez ici les coordonnées et les liens vers les sites internet des registres cantonaux/régionaux des tumeurs et du registre du cancer de l'enfant.

  13. Information du patient dans une version longue ainsi que dans une version courte et au langage simplifié sont disponibles au format PDF et via des liens internet.

  14. Informations complémentaires

    Brève information: Stratégie nationale contre le cancer 2017-2020

    Avec la Stratégie nationale contre le cancer, un vaste réseau d'individus et d'organisations du domaine de la santé, de la science, de l'économie, de la politique et de la société s'efforce de trouver des solutions aux défis posés par la prévention, la prise en charge et le suivi des patients atteints du cancer et par la recherche sur le cancer en Suisse. Le but ultime est de construire une communauté du cancer qui englobe l'ensemble du discours social, économique, scientifique et politique sur le cancer en Suisse. L'Oncosuisse est responsable de la coordination de la mise en œuvre de la Stratégie nationale contre le cancer. L'Oncosuisse, en tant que société regroupant plusieurs organisations, représente les intérêts communs dans la lutte contre le cancer.

    Brève information : Stratégie nationale prévention des maladies non transmissibles (Stratégie MNT) 2017-2020 & Stratégie nationale addiction 2017-2020

    La Stratégie prévention des maladies non transmissibles et la Stratégie nationale addiction sont toutes deux actives dans le domaine de la promotion de la santé et de la prévention ainsi que des soins de santé. La Stratégie nationale addiction est active dans le domaine de la promotion de la santé et de la prévention des dépendances et se concentre également sur la prise en charge des personnes dépendantes (dépistage précoce et traitement de l’addictions et réduction des risques). La promotion de la santé et la prévention des maladies non transmissibles sont des thèmes principaux de la Stratégie MNT. La Stratégie MNT se concentre sur le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires chroniques et les maladies musculo-squelettiques. Dans le même temps, elle vise à renforcer la prévention dans les soins médicaux de premier recours. Les interfaces entre la Stratégie MNT et la Stratégie nationale addiction font l'objet d'une attention particulière dans la mise en œuvre de ces stratégies (conception et mise en œuvre du plan d'action). Cela s'applique en particulier aux questions spécifiques de prévention de l'alcool et du tabac, ainsi que de façon générale aux questions de promotion de la santé et de prévention.

    Liens vers d'autres informations

    Stratégie globale Santé 2020 du Conseil fédéral (PDF)

    Poursuite de la Stratégie nationale contre le cancer 2017-2020 (PDF)

    Stratégie nationale Prévention des maladies non transmissibles (MNT 2017-2024) (PDF)

    Plan de mesures (Stratégie MNT 2017-2024) (PDF)

    Stratégie nationale Addictions 2017-2024 (PDF)

    Plan de mesures de la Stratégie nationale Addictions 2017-2024 (PDF)

    Pages d'information sur la statistique du cancer de l'Office fédéral de la statistique (OFS)

    Le cancer en Suisse, rapport 2015 (PDF)

    Pages d'information sur la Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques - Office fédéral de la santé publique (OFSP)

    Loi sur l'enregistrement des maladies oncologiques (PDF)

    Ordonnance sur l'enregistrement des maladies oncologiques (PDF)

    Rapport explicatif OEMO (PDF)

    Message concernant la Loi fédérale sur l'enregistrement des maladies oncologiques (PDF)